Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 21:43

A Orly, un jour ne ressemble pas au suivant. Les avions s’envolent selon les vents, ils s’envolent quelque soit l'heure, la météo, la luminosité…

 

Aujourd'hui, ils décollent en 08, et se posent en 06, go East (et non "go West"), ils prennent leur envol face à l'aube et atterriront ce soir avec le crépuscule dans le dos.

 

Seuls 3 avions depuis 8h ce matin ont décollé en 06, ces avions, long cigares biréacteurs, aux 14 roues (un diabolo et 2 x 6 roues), sont de vraies bétaillères… 472 passagers à bord et une vingtaine de PN.

Cet avion, un extended range, est issu de la longue lignée Boeing. Chez AIR France, son immatriculation commence toujours par F-GSQ…

Cet avion est le Boeing 777 300 ER, le dernier né de chez Boeing, en attendant le 787 dreamliner qui connaît quelques retards.  C’est le 777 200 rallongé, un 767 bodybuildé.

 Je ne le vois point partir, mais son passage m’est annoncé par le beau bruit de ses moteurs GE 90-110B.

D’un coup, une fusée lancée sur sa trajectoire fuse devant mon bureau. Ah qu’il est beau avec ses ailes courbées vers le haut, il passe devant le bureau alors qu’il referme les trappes de trains.

A chaque fois, je l'admire passer, il part vers des destinations lointaines, vers l’ouest, ou le sud, en été, il s’occupe de la navette, tâche ingrate pour ce pur sang long courrier que de faire un Orly Nice.

 

Ça y' est le bel oiseau est passé

 

 

Bon vol


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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 21:42

Une trace dans l’azur, quoi de plus normal.

Une trace dans l’azur, bien souvent rectiligne.

Une trace dans l’azur, un avion est passé par là.

 

Un avion passe, un autre décolle, un troisième atterri.

Un passager attend, un autre embarque, un troisième débarque.

 

Chaque Pégase attend son heure, au bout d’une passerelle, ou en aire éloignée.

Chaque Pégase décollera et atterrira, il rejoindra le bleu intense des cieux pour une aventure

Chaque Pégase emmènera, à son bord, quelques dizaines de personnes, enfants et adultes, grands enfants ou non, vacanciers ou hommes d’affaires, passionné ou non, chacun a sa raison de prendre l’avion.


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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 16:56

Un vol sublime
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Un coucher de soleil inoubliable
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Un appel aux colibris bien sympa

 

Voici comment l'on peut résumer la journée d' hier.

 

Pendant que certains pestaient contre les transports parisien et le grand vide de RER, bus, métros et tramways, deux colibris s' apprêtaient a prendre les airs.

 

La monture du jour sera un DR 400, un beau DR 400, qui n'ira pas bien vite, mais qui nous permettra d'assister à un spectacle exceptionnel, un simple coucher de soleil. Ryad nous l' a montré vu du cockpit du 320, là haut, dans l' azur, chacun le connait vu du sol, mais nous allons le voir a 2000 ft.
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On sort l'avion, tout d' abord un DR221, puis notre beau cheval. On lui fait les pleins, Suz fait le prévol, puis nous demandons sur la fréquence bien calme de St Cyr, un jeudi soir, jour de grève, l'autorisation de rouler pour le parking Courbevoie. 
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Après une courte halte et une seconde prévol, pour vérifier que rien n'est arrivé durant les quelques secondes d'arrêt, Suz remet le DR400 en route, puis nous roulons vers la piste 29 gauche (aéroport au trafic très dense: 2 avions dans le tour de piste).

 

Le décollage est digne d'un liner, Mademoiselle la Commandant de bord effectue un Rolling Take off, l'avion décollant de lui-même, puis nous grimpons dans l'azur, léger virage à droite et nous sortons par le nord. 
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De loin, nous voyons les Tours de La Défense, la Tour Eiffel et Montparnasse, difficile de penser que des milliers de parisiens sont entrain de galérer en bas. Mais oublions tout ces tracas du sol, et profitons du vol. 
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Le DR 400 vole sans perdre ou gagner le moindre pied, calé à 1500ft, puis nous grimpons tout doucement à 2000 ft. Suz trime parfaitement la machine et l' avion garde sa nouvelle altitude, ainsi que son cap et sa vitesse. Nous passons Porcheville et ses célèbres cheminées,
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puis nous poursuivons sur Vernon, ou nous contactons la fréquence d' Evreux, fort inactive ( a 18h, les militaires ne volent plus?). nous entendons un britannique discutant sur la fréquence, sans doute parlait il a une autre station militaire, il était a 5500 ft et filait vers Orléans. 
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Sitôt Vernon passé nous changions de cap pour aller aux Andelys, son château, le Golden gate, pardon le pont ressemblant au Golden Gate, miroitant sur la surface de la Seine bien calme.
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Après une boucle et pas mal de photos du site, nous partions pour longer Evreux, notre prochain point de passage étant Pacy sur Eure. Pendant ce temps, le soleil descendait doucement, il commençait a rougir légèrement. Suz me confia le manche et je m' efforçai de maintenir le cap, la vitesse et l' altitude ( pas toujours évident de la place droite), mais j' étais ravi de pouvoir piloter. Suz mitrailla ( de photos) ce coucher de soleil. Puis nous nous dirigeâmes vers le Vor de Rambouillet, radial 120. 
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Nous survolions les étangs de Hollande ou les nuages se reflétaient.

 

Le retour vers st Cyr fut somptueux, le soleil s' en allait doucement , rougissait , et nous laissa sans voie face au spectacle.

 

Nous arrivâmes par l' ouest puis coupâmes les axes avant d' intégrer la vent arrière 29 gauche. L' approche fut impressionnante, à gauche le château de Versailles, a droite, le soleil rougeoyant. 
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Mademoiselle la Comandant de bord nous fit un atterrissage impeccable. Et nous regagnons tranquillement le parking puis le hangar de Courbevoie.

 

A ce moment, l' avion semblait content de son vol, il donnait l' impression de sourire, avec un ciel rose au dessus qui se reflétait sur sa verrière et son capot moteur. Le Dr400, Susana et moi étions ravi d' avoir effectué ce vol somptueux…

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J' ai eu la chance de voir l' appel aux colibris en premier, merci a Suz pour ce vol inoubliable.
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Aujourd'hui, tandis que nombre d' entre nous galèrent dans les transports (j'ai abandonné au bout d' 1h15 d'attente sur le quai de la gare, pour mieux galérer en voiture), Susana s'envole pour une superbe destination, une destination ou un oiseau rare vécu il y a fort longtemps. Cet oiseau est le Dodo, la destination de Suz fait partie des Mascareignes…

 

Florent, heureux chanceux…


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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 21:50


Le ciel est impeccable, sans nuages, le soleil émerge doucement, il semble se réveiller, pour le moment, il n'à point ouvert les yeux.

Le ciel montre des couleurs splendides, allant de l'or au bleu nuit. Une certaine épaisseur montre donc une teinte dorée, coupure entre le ciel et le sol.

 

Ce matin les oiseaux aux ailes fixes et aux rugissements magnifiques s'envolent face à l'ouest, chacun  migre vers une destination qui m'est inconnue,  qu'ils partent à l'autre bout du monde ou non.

 

Le soleil se fait attendre, mais pour notre faire patienter, il nous gratifie d'un spectacle unique. L'aube se lève, et je vais vers l'Est.

 

Des ombres chinoises fusent vers les ténèbres du ciel, elles fusent vers ce bleu qui s'éclaircit au fur et à mesure, elles traversent à une vitesse forte élevée la couche dorée.

 

Ces ombres chinoises trahissent,  les oiseaux aux formes gracieuses, aux ailes fixes, aux rugissements passionnants.

 

Ces ombres chinoises me rappellent deux photos, de Suz', l'une est la tour de St Cyr l'école au crépuscule, l'autre est celle des deux Stampe au décollage, toujours au crépuscule. Deux photos sublimes.

 

Le soleil se lève, il dépasse doucement l'horizon, s'élève, puis apparaît progressivement.  Maintenant il est au complet, il s'est dévoilé, prêt pour nous éclairer une nouvelle journée.

 

Sa douce montée dans les cieux  renforce cette épaisseur dorée, les ombres chinoises sont plus nettes et plus impressionnantes.

 

J'avance, je me rends  à mon travail. Et au moment ou je longe la terre d'envol, un petit oiseau, emportant quelques dizaines d'individus, passe à mes côtés, le soleil reflète sur sa carlingue, lui transmettant ainsi son or.

 

 

C'est beau, un oiseau d'or prenant son envol.

 

 

Bon ce n'est pas tout, mais redescendons sur terre.  Bonne chance a tous ceux qui sont entrain de tenter et d'espérer atteindre leur lieu de travail ce jeudi 18 octobre. Que vous soyez entrain d'attendre un métro, un bus, un RER, TGV, que vous soyez bloqué sur le périphérique,  patience…

 

Le ciel n'est pas en grève, le soleil et la beauté du spectacle non plus


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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 19:17

Le soleil rougeoyant, avec la partie supérieure orangée, se montre doucement. Il prend tout son  temps, rien ne sert de courir, il faut éclairer a point…  il s’élève doucement, semble décoller du sol comme les avions a Orly. Il quitte le sol et montre un paysage féérique…

La brume naissante couvre le sol, par bancs. Elle fait moins d’un mètre d’épaisseur.  Le soleil effleure la brume…

La brume s’agite un cours instant, dévoilant ainsi une piste sortie de nulle part… de cette piste s’élève un A 321. La brume reprend peu à peu ses esprits et sa place.

 

Le soleil continue de s’élever lentement, la brume laisse apparaître des œuvres d’architecture. Il y a une tour, et une masse informe avec plusieurs formes triangulaires…

 

La brume s’agite de nouveau, dévoilant une autre fois cette bande béton. Un A320 apparaît, puis la brume se remet en place

 

Quelle est donc cette caverne d’Ali Baba?

Quel mot magique permet de l’ouvrir et de découvrir ses secrets?

 

Il ne faut point se presser, juste attendre. Attendre que la brume et le soleil choisissent de dévoiler ce secret aéronautique…

 

La brume s’échappe en même temps que le soleil monte. Le soleil monte en même temps que les avions. Les avions s’élèvent donc lorsque la brume se dissipe, la boucle est bouclée.

 

La brume se dissipant, la caverne d’Ali Baba apparaît. Il y a, tout d' abord cette bande béton plus communément appelée piste. De cette piste décollent les gracieuses ailes métalliques  emportant des passagers et des équipages vers des destinations plus ou moins connues, plus ou moins belles, plus ou moins touristiques, bref vers de nouveaux horizons.

 

A cette piste, des zones de roulement, appelés taxiways, fusent, vers une même direction…

 

La brume continue de se dissiper, le soleil continue de s’élever, il est plus orangé, il semble avoir la même couleur qu’un certain soda à l’orange, avec une étiquette au fond bleu.

 

La brume se déchire et nous ouvre son secret.

 

L'aéroport international d’Orly, et principalement le terminal ouest, s’ouvre à mes yeux, je suis toujours aussi heureux de pouvoir vivre ce spectacle, quelques jours par an.

 


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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 19:14

Un jour d'été, un vol prévu avec un instructeur que je redoutais un peu, mais en qui j'avais beaucoup d'admiration, me fit passer de l'autre côté.

 

Cet instructeur des Ailes Châtelleraudaises, Christian G., ancien pilote de l' armée, passionné d' aviation et instructeur,  donc passionné ayant la soif de faire bénéficier de son savoir aux autres m' avait permis de faire mon tout premier vol quelques mois auparavant. Un beau vol a bord d'un avion, le FGADS, Foxtrot golf alpha delta sierra, une belle monture, un RF6 B100.

 

Arrêtons-nous un instant sur cet avion.

Son constructeur est René Fournier, René Fournier construits de nombreux avions dont plusieurs motos planeurs (planeur avec un moteur devant) très réussis.

René Fournier est issu de notre chère France.

En 1976, il  fabriqua une monomoteur aile basse, train tricycle, avec un moteur de 100chevaux, pas bien fort me diriez vous, mais cela est amplement suffisant pour tracter le foudre de guerre…

 Ce monomoteur fut repris par Slingsby aviation, une société anglaise. Slingsby fabriqua plusieurs avions, en métal, et non en bois et toile comme René Fournier le faisait.  Il mit un moteur bien plus puissant… 260 chevaux. L'avion de Slingsby renommé Firefly fut vendu auprès de nombreux clubs anglais ainsi que plusieurs forces armées (US air Force, Royal Jordanian Air Force notamment).

 

Mais revenons au FGADS. Le Delta Sierra fut le numéro 26 sur la gamme produite par R. Fournier.

 

J'effectuais mon premier vol en double commandes à son bord à l'âge de 16 ans. Dès lors, j'enchaînais les vols, la soif d'être là haut, l'exaltation, la chance de pouvoir m'arracher à la vie terrienne, l'évasion et la passion  me causèrent une envie prenante de voler…

 

J'eu quelques soucis. Une fois, lors des essais moteurs, je tirais sur une manette pour réduire les tours moteurs au ralenti. L'effet ne fut pas celui escompté. Le moteur s' arrêta brusquement, l' hélice aussi, mais en contre partie, l' instructeur se mit a m' engueuler vertement… j' avais confondu deux manettes: les gaz et la mixture, et j' avais coupé l' arrivée d' essence. L'instructeur et l'avion me pardonnèrent cette erreur. L'autre souci rencontré fut lors d'une approche, je n'arrivais point a sortir mon deuxième cran de volet, je fus contraint d'atterrir avec un seul cran de volet, donc un poil plus vite.

 

Ce jours là, un 30 juillet, le temps était magnifique, certes ça turbulait un peu, mais rien de bien méchant. Mon instructeur me fit faire quelques tours de pistes,  puis me dit que ça suffisait et que l'on rentrait au parking.

 

Je posais l'avion, fit demi tour, remonta la piste, pris le taxiway.

L'instructeur me dit alors: " au point d'arrêt, tu fais demi tour et tu attends". Pourquoi pas, si Monsieur l' instructeur dit cela, c'est qu'il y a une raison.

Au point d'arrêt, je fis un demi-tour.

 

L'instructeur se détache et me dit alors de faire un tour de piste, et que si je le sentais que je parte après pour d'autres tour de piste.

 

Là mon cœur fit un énorme bond.

 

Un bond inqualifiable, et je balbutiais " ça y' est, c'est le grand jour" ce a quoi l'instructeur me répondit du tac au tac " pour le grand jour, on verra plus tard, pour le moment tu vas faire un tour de piste".

 

La verrière se referma, et je la verrouillais.

 

L'instructeur s'en alla derrière. Je m'annonçais sur la fréquence que je remontais la piste 36.

 Après avoir remonté la piste je fis les essais moteur. Puis je regardais partout, histoire d'être bien sûr que personne n'était en finale. Je préparais alors l'avion.

Je regardais de nouveau, puis j'annonçai sur la fréquence  que je m'alignais et que je décollais en piste 36.

 

A ce moment, je n'en menais point large, j'étais stressé, peur de faire une boulette, peur de ne pas être a la hauteur, peur de perdre tous mes moyens.

 

Puissance… badin actif,  ça pousse,  ça pousse fort, ça y' est j'ai décollé!!!

 

La montée initiale et le vent traversier se passèrent sans problèmes. En vent arrière, mon avion correctement configuré, je chantais dans l'avion, j'étais heureux, mais le plus dur restait à faire, poser l'avion.

 

J'essayais de me rappeler de ce que me disais l'instructeur: 700 pieds au début de la finale, pile a dessus de l'usine, prendre le plan, sortir les volets au fur et a mesure…

Le RF6 suivait  docilement  mes pensées, il me pardonnait des erreurs. Cet avion a t'il une âme?, il semble comprendre les élèves pilotes.

 

Je prépare la machine doucement, m'annonce en étape de base, je vois un avion devant, un DR 400.

 

Je passe le dernier virage, un poil en dessous des 700 pieds. Je sors le second cran des volets, l'avion semble s'arrêter sur place, comme s'il me disait " vas y mollo, je tiens à finir en bon état, tu n'es pas le premier élève avec qui je fais le solo, tu n'es pas le dernier non plus, prends tout ton temps, respire et sois prudent". Je m'annonce en finale. Le DR 400 est en courte.

 

J'observe mon plan il me semble bon, l'avion ne dit rien…

 

Je descends doucement, sûrement, stresser, inquiet, car je sais que là bas, près de la tour de contrôle de nombreux yeux sont braqués sur moi, dont mes parents, dont mon instructeur, dont des pilotes…

 

Je passe bas au dessus de la petite route qui est perpendiculaire a l' axe de piste, j' arrondis doucement, j' oublis que l' instructeur n' est pas là, j' arrondis trop, l' avion remonte un peu, je contre gentiment,  ne brusquons pas,  cela peut s' avérer risqué.

Je pose le Delta sierra en douceur  et je dégage la piste.

 

J'arrive au parking, sous les yeux émus de mes parents et de mon instructeur, je coupe le moteur. Je finis toutes mes vérifications puis j'ouvre la verrière, je sors en tremblant, heureux qu'a 17 ans, une personne m'est confié la responsabilité du fait de voler tout seul. Christian G a eu confiance en moi, il m'a permis de faire

 

                                                           MON PREMIER SOLO!!!!!

 

Je ne m'y attendais point, mais une soudaine averse par ce beau ciel bleu m'arriva dessus, tradition oblige!!!

 

Après avoir rempli les papiers, après avoir reçu mon carnet de vol, tamponné,  après avoir noté 15 min dans la colonne "commandant de bord" et que Christian eu noté  "autorisé solo", je fis sauter les bouchons de champagne!!!

 

A 17 ans, le 30 juillet 2000, j'étais lâché sur Fournier RF6 B100 !!!

 

 


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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 15:59

Merci

 

J’adresse un grand merci à quelques professeurs qui me firent un grand bien, qui me permirent de trouver ma voie, et de progresser.

J’adresse un grand merci à ces mêmes professeurs pour m’avoir montré que je n’avais rien à faire dans ce lycée.

 

Ces professeurs, que j’ai eus en seconde 4, générale, au lycée des feuillants m’ont fait un grand bien. Pour eux, j’étais un cancre, un bon a rien, pour eux, je n’avais rien à faire dans l’enseignement général. Pour eux, il ne fallait pas que j’espère obtenir le bac, un diplôme hors de portée pour moi…

Merci donc a ces professeurs pour m’avoir fait perdre une année, mais cela m’apporta tant par la suite…

 

En effet, en seconde générale, j’avais une moyenne de l’ordre de 6/20, avec 4 en maths (au point qu’un 10/20 devenait une excellente note !!). Un certain professeur de français annonçait haut et fort que le métier de technicien de surface (à ces yeux, un métier fort critiquable) serait bien trop dur a atteindre pour moi…

 

Merci donc de m’avoir refusé le passage en première au sein de votre établissement, les Feuillants, à Poitiers…

 

Un entretien au Centre Information et Orientation allait changer ma destinée. A 16 ans, j’étais un cancre, je ne savais quoi faire, je pilotais déjà, mais de là a travailler dans l’aviation, je n’y pensais point.

 

Il apparu, au cours de cet entretien,  que j’avais un intérêt pour tout ce qui touchait le transport. Qu’a cela ne tienne lançons nous dans un BEP logistique et commercialisation

 

Je fis durant deux ans au lycée du Porteau, Poitiers, un BEP qui me redonna confiance et envie d’apprendre. Il m’arrivait, lorsque je voyais que je serai en retard en cours, de passer au dessus du lycée et de donner quelques coups de moteur pour signaler que dans 45 minutes, je serai là, en cours…

 

A la fin de ce BEP, j’avais envie de poursuivre mes études ; pourquoi pas un bac STT action commerciale par une première d’adaptation, puis une terminale, on prétend que c’est dur. C’est un défi pour moi, et j’aime les défis.

 

J’eu mon bac a 21 ans après 5 ans de galère. je l' eus par ma volonté et par la volonté de ma mère pour que je réussisse.

 

Après le bac STT, le transport me manquait, je voulais continuer dans ce domaine. 3 villes s’offraient a moi : Nantes, Lyon et Paris, chacune implique de quitter la famille, de trouver un appartement, et de tenir le coup loin de ses proches… je choisis Paris, ce sera le début d’une superbe aventure…

 

Le BTS Transport au pôle universitaire de Vinci confirma bien que le transport et la logistique font bien partie de mes centres d’intérêts. Je fis cette formation en alternance dans le système Aéroportuaire Parisien. J’appris beaucoup, et j’en remercie mon ancien service, les Transports et la gestion Parc.

Je suis arrivé sur Paris, je ne connaissais personne. Le travail me permit de rencontrer Alain L, un type génial prêt à aider les personnes qui méritent sa confiance, il est un père pour moi…

 Je fis la rencontre de plusieurs autres personnes qui m’ont donné les moyens de progresser et d’y arriver.

Maintenant, je suis en BAC+4 de logistique et transport Multimodal, toujours en alternance. Je fais ma vie ici,  en région parisienne, je ne suis plus Pictave depuis 3 ans, je ne connais que bien peu de monde sur Poitiers, tous mes amis sont ici maintenant.

 

Merci aux professeurs de Seconde pour m’avoir viré. 
Merci àa Jean Paul P., Pauline de M ( et ses amies), et Jacques M. pour m’avoir trahi.

merci a ma mère pour m'avoir poussé a réussir, je n'en serais pas là sans elle.
 

Merci au lycée Le Porteau, et plus particulièrement  Régis A.  Pour m’avoir donné envie d’apprendre

Merci au lycée V. Hugo pour le Bac

Merci a l’Ecole Européenne des transports, Merci a ORYL0 (surtout la gestion parc et Eric G) pour le BTS et m’avoir permis de m’intégrer a Paris

Merci a Alain L et a toute sa famille pour sa grande amitié, je le considère comme un vrai père.
merci a Evelyne, Alain, Didier, Philippe, Dominique, Monique et Daniel pour avoir su me montrer qu' est ce donc la gestion parc, et me donner envie de continuer malgré les 3h de transports par jour.
Merci a Jean Luc R. , pour avoir su m' encourager a poursuivre

Merci à mes amis les plus proches (Cruchot, Mélanie, Suzanna, Léa, Stéhpanie, les 3 Frédéric, Benoît, Ludovic, Damien, Sophie, Charlène,...)

Je continue les études pour oeuvrer dans ma passion...


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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 00:45

Il est 16h 30, ma journée est finie, Orly c’est fini pour moi, pour 4 jours, et c’est long. Cela fait 3 ans que je suis en alternance, et pourtant, je ne suis jamais venu  travailler à reculons. Chaque jour l’aéroport m’attire, un peu comme un aimant.

 

Je suis sur le chemin du retour,  je ne suis pas nostalgique, les avions, je les voie de chez moi, et je ne m’en lasse point.

 

Je rentre aujourd’hui en voiture, et je vais vivre un moment que j’adore, impressionnant, beau, majestueux.

Le feu vient de passer au vert, j’avance sur ce gros axe, à quelques kilomètres de l’aérogare Ouest. Le trafic n’est pas dense, pas pour le moment. Dans les cieux, 17h approche, et son lot d’avions aussi, dans ces avions, pour la plupart des moyens courriers, rentrent des hommes d’affaires de retour de réunions à l’autre bout de la France…

Ces  avions proviennent de Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Toulouse…

L’aiguille de la seconde avance, je suis loin de me douter de ce qui va m’arriver….

 

 

L’instinct, bien plus que le hasard me fait tourner la tête à gauche, vers le cap 250.

 

Il est là, énorme.

Il est là, magnifique.

Il est là, impressionnant.

Il est là, majestueux.

 

Il arrive, doucement, malgré son côté imposant, son poids, il approche avec tant de grâce, ses ailes oscillent doucement…

Son vol est sur le point de s’achever, dans quelques dizaines de secondes, il n’aura plus tant de grâce… il ne sera qu’un engin à manœuvrer avec doigté  sur quelques taxiways. Il devra suivre la ligne jaune, non pas la même qu’aux USA…

 

A son bord, en ce moment, plus de 500 personnes font confiance aux deux artistes maniant la bête avec précision.

 

Les moteurs commencent à se faire ouïr,  4 parmi d’autres, le son est agréable…

 

Je vois, au bout des ailes dansantes, des winglets.

 

Dans moins d’une seconde, il  est sur moi…

 

Ça y’ est il me passe juste au dessus, a quelques centaines de pieds, 500 pieds peut être. Le bruit est énorme, j’adore. Son ombre survole ma voiture…

 

Il est passé, il est toujours aussi majestueux… le Boeing 747 400 de Corsair, un des F-H ???, vient de me passer pile au dessus, après un long vol de 8a 10h…

 

Il est 16h31, je tente de me concentrer sur la route, dur dur quand la passion est omniprésente… ça klaxonne derrière, oui oui, j’avance,  j’ai du mal à m’arracher a ce que je viens de voir !!

 

L' instinct permet de voir de bien belles choses …


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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 19:21

un jour au collège, je l' ai rencontré. il venait du Plein Ouest, non loin de Nantes et de St Nazaire, il ne connaissait encore pas grand monde dans la petite ville de Poitiers...
j' étais un jeune turbulent, provocateur, les amis j' en avais bien peu...
il faisait de la trompette, moi du cor d' harmonie, au débuts nous étions que de simples amis, puis de bons amis...
l' année de 3eme se finissait au Collège La Providence, il était en 3L, moi en 3 K, nous nous retrouvions pour les récrés...
le Brevet des Collèges passé, il partit au lycée Louis Armand, tandis que je restait au collège, eh oui,  il est bien dur d' être turbulent et de réussir en même temps, le redoublement s' imposait pour moi...
Pourtant, notre amitié ne faiblit pas, il nous arrivait de se rejoindre dans le bus qui l' emmenait à son lycée, ce n' était point mon chemin, mais bon,  pour un ami, on est prêt a le faire !!

le 21 juin, lorsqu' il fut en seconde puis en première, nous avons joués ensemble, lors de la fête de la musique, lui a la trompette, moi au cor d'harmonie.
  après son bac, il partit a St Nazaire, il n' était plus un simple ami, mais mon meilleur ami, malgré la distance, on gardait contact. puis il est  revenu sur Poitiers... 

on se vit fréquement, notament pour des parties de jeux en réseau puis les années passèrent tranquilement, avec toujours notre amitié... 
il y a deux ans, suite a un accident de la route, je fut hospitalisé quelques jours, il m' a impressionné par son calme et surtout pour l' attention qu' il a porté a ma mère durant cette dure épreuve...

le hasard fit que l' on migra tous les deux sur la région parisienne  ( il y a 3 ans pour moi, 2 ans pour lui), mais notre amitié reste et restera...

Cruchot merci pour ces années, et notre amitié ne s' arrêtera pas de si tôt!!

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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 18:50

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juste quelques photos, le texte s' y reportant  est " 3 colibris dans le poste ( +1 futur colibri?)"

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quelques mots sur l'auteur...

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  • Le blog de Florent P.
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  • France Toulouse
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  • passionné d' aviation, je vous invite a découvrir ma passion par ces quelques photos,
  • Célibataire

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