il y a 16 ans...
Il est 18h, un soir, à Poitiers.
Accompagné de ma sœur, de ma mère et de mon père, nous regardons cette machine partir.
Nous sommes sur le balcon de l' Orée du ciel, le restaurant de l'aéroport…, le soleil se couche.
Je devais avoir 8 ans, et cet ATR42 n' était qu' un vaisseau interplanétaire qui devait certainement avoir a son bord des pilotes aussi renommés qu'Albator ou les Power Rangers. Sans doute les pilotes avaient des pouvoirs pour faire tourner ces grandes hélices qui faisaient un grand bruit.
Une hélice se mit a tourner doucement, une personne au sol faisait des signes, puis l' autre hélice se mit a tourner… quel est donc ce pouvoir qui lui permet de faire tourner les hélices. Puis cette personne s' en alla, laissant le monstre bruyant avancer puis tourner vers l' unique taxiway.
Je ne savais pourquoi, mais j' aimais entendre ce ronflement, j' aimais voir ce monstre bouger de lui-même.
L' ATR42 partait, sans prendre de la vitesse. Puis il tourna continuant a rouler lentement.
Il fallait attendre quelques minutes pour le voir revenir.
Et il revint…
… Hurlant…
…déchaîné…
…galopant….
Il jetait toute son énergie en avant.
Il se cabra, puis… décolla.
Je le vis rentrer ses petites jambes qui avaient couru très vite, il prit de la hauteur, et disparut vers le nord, laissant le soleil couchant a sa gauche. Il se dirigeait vers une planète inconnue. Dans la petite aérogare, les rares hôtesses disaient Londres City, sans doute une planète d' un autre système solaire.
Sur l' ATR 42, il y avait marqué TAT…
Plus tard, TAT ferma la ligne, puis Buzz créa la ligne Poitiers Londres Stansted, en bae 146. Ryannair racheta Buzz et la ligne se poursuivit avec des 737 aux aspects… uniques. Un des 737 300 était barbouillé horriblement, laissant apparaître des couleurs de Continental Airlines, un autre était jaune… horrible
Un des grands évènement de Poitiers Biard fut les venues du Concorde de la British Airways. Un souci mécanique bloqua l' avion 2 jours sur l' aéroport de Poitiers. Le samedi après midi, devant des milliers de personnes massées sur les barrières entourant le terrain, un groupe de quelques avions ( dont certains que je piloterais par la suite) narguaient le bel oiseau. Le Concorde revint une seconde fois. Les gens venaient l' admirer comme lors des meetings.