2 colibris, un 320 et Eole
Jour gris, pluvieux, venteux, une belle journée, une occasion de rascol.
En effet, aujourd’hui, j’étais à Orly, au bureau, le vent du 180 me donna une vue magnifique sur les approches piste 24. Tout cela commença vers 9h, avec un 777 300 ER en courte finale, une approche très mouvementée, comme toutes celles que j’ai pu voir aujourd’hui. Un tel monstre de technologie était balloté comme un vulgaire jouet.
Puis vers 10h30-11h divers avions passèrent sous mes yeux, un 737 800 de la KLM (déroutement météo), un 321 d’AF pris dans un shaker, un 340 d’air France, bien stable, si ce n’est une dérive importante, 737 800 de la turkish qui nous gratifia d’une belle remise de gaz aux minimas.
13h30, un coup de fil a un colibri pour lui annoncer que je n’avais pas son point avion, le vol AF6154 pour Toulouse. Le rendez vous était décidé, 14h20 au bas de son vol, je partais un peu inquiet (risque de marche) vers Orly ouest.
14h, ça y’ est, j’ai le parking par sms, Tango 26, je file vers le poste inspection filtrage situé au pied du hall 2 (pas le chemin habituel pour prendre la navette), puis en marche vers Tango 26. Le vent était assez violent, difficile de tenir debout, j’arrivais en tango 26, mais pas d’avion. Qu’à cela ne tienne, il y a de beaux oiseaux qui passent à proximité, A320, Fokker 100, 707 (celui d’Israël, pas jeune du tout), il y a aussi toutes sortes d’objets qui volent, canettes, plastiques…
14h30 : personne et pas d’avion. Un sms du colibri pour m’annoncer que l’avion n’arrivera qu’a 15h, un 777 300 ER fait un kiss sur la 24, et je continue de regarder autour de moi, les décollages, les atterrissages, et les passages d’avions. Je tente aussi de rester sur mes 2 pieds (ou au moins sur l’un) le vent étant tellement fort qu’il est parfois dur de rester debout, (un bon sac de courses, et je décolle, pour suivre la trajectoire des Hélicos, mais sans l’autorisation radio).
A 14h55, un 320 arrive, le QI, j’observe le placement de l’avion, au centimètre. Mais la passerelle à un souci, résultat les pistards doivent amener une échelle, entre l’avion et la passerelle… sacrée manœuvre.
15h00, un petit bus arrive, siglé air France, il s’arrête devant l’avion, peu de doute, le colibri doit être à l’intérieur, les portes s’ouvrent. Le colibri sort et me propose de monter dans le bus, au chaud, je fais connaissance de l’équipage (charmant).
15h 05 : le colibri m’emmène faire le tour avion. Le bruit et le vent jouent de concert mais ne perturbent pas The tour avion. J’ai eu une présentation digne de celle de Jacques Darolles. J’ai vu toutes les trappes, et appendices extérieurs au 320. Superbe !!
Mais cela ne s’arrêta pas là, car après avoir vu l’extérieur, il faut préparer l’avion, et j’ai droit à l’entrée dans le plus beau bureau du monde, que dis-je, The entrée…
Le colibri copilote me montre les breakers, m’explique l’overhead, le fonctionnement du FMS, les fiches d’approches de Toulouse. Je suis heureux comme un gamin, c’est si beau, si agréable d’être devant un tableau de bord, qui plus est celui de l’A320.
Mais déjà 15h50, les premiers passagers vont embarquer, afin de ne pas gêner l’embarquement, je m’éclipse non sans avoir remercié l’équipage et surtout Ryad pour son accueil et ce rascol
exceptionnel.
Merci encore Ryad, pour ce moment de bonheur, et pour le Maycom !!